Les lettres d'Argentine

Lettre de Françoise Cazaubon à ses parents, le 25 Mars 1890

« Tigre, le 25 Mars 1890

Chers Parents,

Je vous écris ses quelque lignes pour vous doner de mes nouvelles. Quand à moi je me porte bien et je désire que la Présente vous trouve de même.

Chers Parents,

On a écrit une lettre à Tagen Jean en disant que j’avais écrit une lettre au pays. Je ne l’ai pas fait il l’aurait mérité il m’atraité très mal en route et sa fille el lait venue conté à Léonie bocou de chose que je ne vous dit pas quand à mon frère [.] Batiste fera mieux de s’occuper de lui que n’ont pas fere des services a des gens qui que nous débiner.

Dans ce moment si nous sommes Léonie est moi chez notre oncle avec mes frères

Les Patron mon donnez la permissions pour quatre jours. Je suis placée à Buenos Ayres Léonie m’a placé Je suis très bien Mon frère vient me voir souvent, et je suis bien cotente d’être parti Je suis bien heureuse Mon frère et bien mal content vous lui avait pas fait réponse de la lettre qui vous à écrit quand je suis arrivé ni même dire si mon frère vous l’ait venir oui ou non vous auriez dût fere reponse tout desuite et ni à mon frère Marcelin le numéro du tirage au sort ils sont a douter si vous les avait oubliez. Vous ferez reponse tout desuite de la presente et vous me dirait si Jean veut venir Oui ou Non. Vous me ferez beaucoup de compliments a toutes mes camarades mes frères et mon Oncle et toute sa famille vous font mille compliments. Vous ferez bocoup de compliments aux petits de Léonie et a tous ses parents de sa part et ils sont tous bien. Je finis en vous embrassant de font de mon cœur, et votre fille qui vous ement pour la vie

Françoise Cazaubon

Chère mère ne te fait pas de mauvais sant nous sommes très heureux. Adieu ta fille qui t’aime.

Mon adresse à M. Manou [ ?] Jean Calle Esmeralda 317

[fin illisible] »

 

Lettre de Louis Cazaubon à ses parents, le 29 Août 1892

 « Illes 29 Août 1892

Chers Parents,

Je viens de recevoir votre lettre laquelle m’a fait un grand plaisir de voir que vous étiez en bonne santé.

Quand à nous autres, nous sommes aussi bien portant pour le moment et nous faisons des vœux pour que vous en soyez de même.

Vous nous dites que Tajan vous a remis le paquet mais non pas complet Aussi vous me direz dans votre prochaine s’il y avait le restant des choses dont vous ne me parlez pas C’était deux carrés pour la belle sœur deux cravates et cinq mouchoirs

Cher père ce n’est pas un reproche que je vous fais de me donner si peu de détails dans vos lettres quand je vois malheureusement que votre vue a diminué beaucoup mais ce qui m’étonne c’est que mon frère Baptiste n’ait pas un moment à sacrifier pour nous donner de ses nouvelles et de vous tous Ainsi je vous prie de lui dire qu’il ne soit pas si négligent pour nous écrire que de ma part ça sera mon grand plaisir de vous répondre.

Chers parents maintenant je dois vous apprendre que j’ai acheté une propriété pas bien loin de mon oncle c’est plus rapproché du Tigre dans un quartier que l’on appelle Torito a 500 mètres de l’Almacen Vous direz ça à quelqu’un qui ait été ici Maintenant vous serez curieux de savoir combien que ça me coûte c’est 6000 pesos ou bien 30000 francs et je pense de ne pas avoir fait mauvaise affaire.

Enfin pour le moment je ne vous donne pas d’autre détail en attendant la votre, notre oncle et sa famille se joignent à nous pour vous faire mille compliments. Françoise aussi va très bien il y a huit jours que je l’ai vue. Jean me charge de dire à Isabel qu’elle fasse beaucoup de compliments de sa part à ces parents d’Espèche qu’il pense souvent à eux et n’oubliez pas de donner une poignée de main de notre part à Cazaubon Jourdan de Labastide

Donc chers parents je termine en vous embrassant de fond de mon cœur

Votre fils qui vous aime pour la vie

Cazaubon Louis

Ecrivez toujours à la même adresse :

[illisible] »

 

Lettre de Louis Cazaubon à sa nièce Francine, le 18 Février 1931

 [Timbre de départ de 12e San Fernando, Argentina – 19.02.1931, 16h00-

Arrivée à Lomné le 13.03.1931 – tampon de la Poste]

 

«18 Février 1931 

 

Ma chère nièce,

 

Nous avons reçu ta lettre du 1er Janvier. Laquelle nous a causé beaucoup de peine en apprenant que notre frère Baptiste était mort et ce qui nous surprend beaucoup de ne pas avoir reçu les autres lettres dont tu nous parles car c’est la première nouvelle que nous avons et je ne sais pas comment les lettres peuvent se perdre si facilement enfin il ne nous reste plus que nous consoler et prier pour lui en même nous sommes bien contants de savoir que vous autres vous êtes en bonne santée. Soyez toujours bien bonnes pour votre mère et toi Francine, tu fais bien d’apprendre de couturière c’est un bon métier et toujours moins fatigueux que travailler la terre. Si j’ai tardé un peu à te faire réponse c’est que j’ai voulu voir tous les parents pour leur donner connaissance de ta lettre J’ai vu aussi ton oncle Paul il a 82 ans mais il ait encore assez fort, quant à nous autres nous sommes tous en bonne santée pour le moment et nous désirons que la présente vous trouve de même.

Ecrivez toujours de temps en temps j’aurais grand plaisir de recevoir de vos nouvelles et de vous donner des nôtres.

Je termine en vous embrassant du fond de mon cœur et beaucoup de compliments à Grand-Mère je me rappelle bien d’elle (Sésa det Paquétou, nous étions bons amis).

Votre oncle pour la vie

 

Cazaubon Louis

 

L’adresse :

 

Senor Cazaubon

San Fernando Calle Alvear

N° 1389

Por B. Aires – R. Argentina

 

Tu feras aussi bien des compliments à mon cousin Bertrand

[illisible] »

 

Lettre de Louis Cazaubon à sa nièce Francine, le 6 Mai 1935

 [Timbre de départ de 12e San Fernando, Argentina – ??. ??.1935, 18h00-

Arrivée à Lomné le 24.05.1935 – tampon de la Poste]

 

« San Fernando, 6 Mai 1935

 

Très Chère Francine

 

Tu m’excuseras si j’ai tan tardé de faire réponse à ta lettre. C’est que j’ai presque oublié d’écrire en français. Pour cela je te prie de vouloir me pardonner si je fais quelques fautes C’est qu’ici on ne parle que l’Espagnol Ta tante Ernestine comprand bien le français et aussi le patois mais ne le parle pas et tous nos fils la même chose. Enfin c’est le défaut de tous les fils d’étrangers qui naissent ici, ils ne veulent parler que la langue espagnole. Si je leurs parle français ou patois, ils me répondent espagnol. Quelquefois je leur dis comment vous allez vous arranger si quelque fois nous allons en France. Ils me répondent tu peux y aller si tu veux nous otres nous sommes bien ici et comme ils sont tous mariés escepté jean qui n’est pas encore marié Jean-Claude a un fils seulement il a 11 ans. Matilde en a trois deux filles et fils le dernier. Et Marie une petite de 22 mois, comme ça nous avons en tout 5 petits fils et pour le moment nous sommes tous en bonne santé dieu merci et nous espérons que la présente vous trouve de même. Nous regrettons bien que ta mère se soit cassé le pied et nous souhaitons qu’elle soit complètement guérie. Tous mes frères et familles se joignent à nous pour vous faire mille compliments ainsi que l’oncle Paul. Ils est vieux mais il ait encore fort, et n’oublie pas de saleur grand-mère dis lui que je me rappelle bien d’elle de [quant ?] j’étais chez Jourdan il me semble que je la vois ([…tita e escarrabellada coma u paballo)

Salues de ma part mon cousin Bertand

[…in] plus à vous dire pour le moment

Votre oncle qui vous embrasse du fond du cœur

 

[…signature…] »

 

 

Lettre de Louis Cazaubon à ses nièces Francine et Rosa, le 7 Novembre 1945

 [Timbre de départ de 12e San Fernando, Argentina – ??. ??.1945 -

Arrivée à ??? le ??. ??.1935 – tampon de la Poste]

 

« Très chères nièces,

 

Je ne sais guère comment commencer cette lettre depuis si longtemps je ne sais rien de vos autres a cause de cette maudite guerre maintenant qu’elle est finie dieu merci on pourra écrire de temps en temps et surtout en ce moment je suis bien curieux de savoir comme vous ont traités ces gentils Allemans. On m’a dit qu’ils vous avait enlevés les animaux et tout ce qu’ils pouvait emporter Je ne sais pas si c’ait vrai o non mais apresent ils la paient ils l’ont bien mérités

 

Ici nous sommes tous en bonne santé por le moment dieu merci et nous désirons que la présent vous trouve de même Je ne sais pas si vous avez su que votre tante Marie Abadie est morte il y a quatre a cinq mois, ma femme aussi s’est cassé une jambe il y a deux ans elle a été un an sans pouvoir marcher aprésent elle marche quoique un peu boiteuse dans la prochaine je donnerai d’autres détails et surtout ne tarde pas à me faire réponse.

 

Vous ferez bien des compliments de notre part à tous les parents de notre part.

 

Et por vos autres un baiser de votre oncle qui vous, aime pour la vie.

 

En cas que vous auries perdu l’adresse :

 

Cazaubon Louis

Calle Alvear 1389

San Fernando »

Por Buenos Aires

[Repoblica …]

 

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